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DESERTS MEDICAUX : OSONS LE SERVICE PUBLIC

Dans le cadre de l’aménagement de certaines zones de territoires, des élus ont été amenés à palier la carence de distribution de carburants pour offrir ce service de proximité à nos concitoyens. Ces élus se sont donc substitués à un service qualifié de libéral.

Différentes solutions ont été imaginées par les élus locaux pour répondre à ce qui est appelé « déserts médicaux », avec des succès très inégaux.

L’Association limousine des usagers de la santé dès 2009 avait imaginé une solution qui pourrait parfaitement s’adapter à la proposition n° 12 de la liste des mesures prises par la Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes (pacte santé territoire lancé le 13 décembre 2012)

Cette solution consiste à créer des postes de professionnels de santé à statut hospitalier rattachés à des hôpitaux de proximité et dont leurs lieux d’exercice (maisons de santé pluridisciplinaires) se situeraient dans ces zones en difficulté.

Cette solution permettrait :

-de garantir l’avenir du secteur hospitalier existant, souvent de médecine de suite, de long séjour ou d’EHPAD et son inscription renforcée dans le plan hospitalier régional.

-de conforter l’activité médicale globale existant sur le secteur : présence médicale, médecine de premier recours, services de garde départementaux, etc…

-d’envisager une activité à temps partiel avec le secteur libéral en difficulté. Un travail juridique et administratif nécessaire avec les différentes tutelles serait alors fortement souhaitable.

-de répondre aux souhaits des jeunes praticiens, de leur garantir une évolution de carrière, de leur assurer une formation continue, de renforcer la coopération entre les hôpitaux de proximité et médecine de ville (proposition n°11), de fluidifier dans le temps la gestion des personnels sur les territoires, etc.

Naturellement cela représente un investissement financier mais il est déjà prévu sous une autre forme dans la proposition n°3 de la liste.

Les élus ayant déjà montré qu’ils étaient prêts, dans certaines situations, à fournir des locaux, nous sommes persuadés qu’ils seraient prêts à accompagner ce type de dispositif.

En conclusion il suffirait donc d’oser donner un statut hospitalier à ces « praticiens territoriaux ». Ceci permettrait ainsi de mettre fin à l’anxiété des élus locaux et de leurs concitoyens, et de vivre sereinement dans ces territoires actuellement en difficulté.

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Proposition n°12. Conforter les centres de santé dans les quartiers défavorisés ou en zones rurales quand « l’offre libérale, à elle seule, ne peut répondre à l’ensemble des besoins »

Proposition n° 11. Adapter les hôpitaux de proximité pour renforcer la coopération avec la médecine de ville et jouer un rôle important sur les territoires fragiles.

Proposition n°3. Revenu garanti dès 2013 et pour deux ans pour 200 «  praticiens territoriaux de médecine générale ». Le ministère a confirmé un revenu minimum de 55000 euros par an pendant deux ans.

 

aldus87@laposte.net

 octobre 2015

 

 

PASSEES LES BORNES, IL N’Y A PLUS DE LIMITES

A l’heure où l’on constate que la densité médicale est faible voir nulle dans certains territoires, certains médecins peu scrupuleux, dits « mercenaires », font monter les enchères pour des remplacements et fixent leurs conditions financières aux établissements. La seule réponse des pouvoirs publics par l’intermédiaire de notre ministre est de diminuer ces exigences ! Que fait le Conseil de l’Ordre des Médecins  « gardien de l’éthique ». ? Si ce système de remplacement n’est pas nouveau, il le devient par son ampleur et par ses conséquences. Continuer la lecture de PASSEES LES BORNES, IL N’Y A PLUS DE LIMITES